Archive for janvier, 2009

Vin du Jura:Ganevat

J’aime beaucoup les vins du Jura. Et plus encore quand ce sont des vins  » natures ». Ceux de Ganevat sont de petites pépites, la preuve en a été encore faite hier, avec une cuvée 100 % chardonnay, la Florine.

Si quelques arômes fermentaires se présentaient au premier abord, un peu d’aération a suffi à redonner tout son ciselé à ce vin. Souvent, je remarque que les vins « sans souffre » (en présentant très peu du moins), ont besoin d’une aération plus ou moins longue selon les cas. Ils sont moins immédiats que d’autres vins. Mais pas moins intéressants.

Qu’est ce que ça disait alors ?

Et bien: un nez plutôt sur les épices chaudes (cumin, girofle, …), une pointe rappelant vaguement le jaune et ses arômes typiques de noix, quelques fruits (abricot seché). La bouche se révele droite, ample, prolongeant le nez, et ajoutant une pointe de curry à sa gamme. La finale se joue toute en fraicheur. Un beau chardonnay qui n’a absolument rien à voir avec les bourguignons, mais qui joue dans une cour différente, plus dans le registre acéré et mordant que du moelleux brioché.

A signaler, les 24 mois d’elevage foudre.

Si vous ne connaissez pas encore les vins de Ganevat, courez vous en procurer et dégustez…

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29 janvier 2009 at 12:24 1 commentaire

Dégustation spéciale Italie.

Pour le premier vrai post ici, on va se faire une petite thématique spéciale. On part au soleil, ça vous dit ? L’ Italie, avec des vins très différents, mais très intéressants.

On commence avec des bulles. Prosecco Conegliano Valdobiadenne, brut,  Azienda Agricola Le Manzane. A l’apéro, voilà des bulles légères et gourmandes, qui passent très bien.Fines et élégantes, tout se déroule autour de la pêche et de l’abricot.

Recit Roero Arneis, (DOCG), 2007, Monchiero Carbone. Vin frais, léger, un peu pomme verte, mais surtout très minéral, il a accompagné à merveille le saumon fumé auquel il était destiné. Une belle fraicheur, et de la profondeur. Vin du Piémont.

Irisse, Montecucco , Vermentino 2005, Collemassari: Surprenant blanc, où le boisé présent n’écrase pas le fruit. Beaucoup de puissance, de longueur, et presque de mâche pour ce blanc hyper aromatique. C’est bien simple, servi avec des langoustes à la truffe (avec juste un fond de poisson crémé), il a démontré qu’il n’avait pas à s’aplatir devant les arômes du champignon. Vraiment un vin de grande classe.

Icario, Rosso icario, Toscana, (IGT), 2006: La Toscane, c’est la région du Chianti, mais pas que. On y trouve aussi de jolis vins frais et friands, qui font plaisir à boire, sur le fruit et sans prise de tête. Un peu court peut être, mais c’est vraiment la seule objection, ne boudons pas notre plaisir.

Amarone della Valopolicella (DOC), Valpantena Brolo del Figaretto 2005:

L’amarone est un de mes vins coup de coeur depuis longtemps. Offrant des vins forts, et souvent pas mal alcoolisés mais onctueux, il s’agit quand ils sont bien faits de purs nectars. Malheureusement, en trouver à un prix abordable est parfois compliqué. Alors celui ci, dans un registre accessible, se défend pas mal. Plein de velours, riche sans être pateux, il développe toute l’onctuosité propre aux amarones sans pour autant atteindre le charisme des plus grands. Mais cela reste un très bon vin.

Pour la petite explication, l’amarone est obtenu en Vénétie (dans la région de Valpolicella) à base de trois cépages   (Corvina Veronese, Rondinella et Molinara). Ensuite, après la récolte, on fait sécherles raisins, et l’on presse. On vinifie, et on obtient un vin capiteux, au taux d’alcool élévé, et qui doit encore vieillir trois ans (en fûts) avant d’être commercialisé.

Madonna Alta, Sagrantino di montefalco (DOCG), passito 2004, Ferraro agricola. Vin d’ Ombrie, le Sagrantino est un vin de dessert, à ne pas confondre avec le Montefalco issu de sangiovese qui est lui un rouge classique. Il s’agit ici d’un passito, donc d’un vin issu de raisins sèchés en partie (méthode du passerillage) extrémement concentré en sucre. 30 mois de vieillissement sont nécessaires. Il existe aussi une version classique donc non sucrée du Sagrantino, mais elle est un peu moins intérressante. Peu connu, en raison de la faible production, c’est pourtant un vin délicieux. Evidemment, on tourne autou du fruit rouge, avec une nette préférence pour la griotte, une longueur assez impressionnante, et un beau fruité que ne gâchent pas les 14, 5 % d’alcool.

5 janvier 2009 at 1:58 6 commentaires

Du plagiat, de l’impersonnalité, et du copier coller

Quand j’ai commencé ce blog, ma principale motivation était de faire partager, d’écrire, et de donner mon avis personnel, ma vision des choses sur le vin en particulier, et la gastronomie en général. Au fil du temps, il a évolué. En fonction des rencontres, des visites que j’ai pu faire sur d’autres blogs, de mes envies. Mais l’esprit n’a pas changé, lui. J’ai toujours voulu que ce blog soit personnel.Mais, et là, je vais râler un peu, ce n’est pas grave, vous avez l’habitude, je constate que chez quelques bloggueurs, et parfois pas ceux dont les blogs sont les moins fréquentés, il existe une tendance au copier coller assez énervante. C’est déjà agacant en soi, car une info, relayée par les mêmes canaux un bon nombre de fois, perd de sa pertinence et de son efficacité en zappant son originalité.

Ce qui est encore plus énervant, c’est quand lesdites infos sont reprises sans citer les sources, ce qui revient pour l’auteur à s’attribuer tout le mérite de l’article. Ca me semble non seulement mensonger, mais aussi assez peu respectueux de l’auteur, et des lecteurs du blog en question. Je comprends bien que surtout en ce qui concerne des explications « techniques » il est à la fois plus facile et plus sûr de prendre des infos sur des sites ou des blogs sérieux. Mais il me semble que citer ses sources fait partie de toute recherche. Que c’est un gage de sérieux. et d’honnêté.

Evidemment, sur des blogs culinaires où à priori, l’on traite surtout de recettes, c’est compliqué. Compliqué car il est parfois difficile d’établir une paternité pour des recettes classiques. Que certaines sont tellement du domaine public qu’on ne saurait pas en préciser la filiation. Maintenant, il y a une marge entre réviser des classiques, et s’approprier des créations originales. Bien entendu, tout blogueur sait qu’à partir du moment où il met en ligne un billet, il ne lui appartient plus vraiment (sauf si’il l’a protégé par un creative commons par exemple). Mais retrouver à la virgule près une de ses recettes, en constatant que non seulement l’auteur ne vous cite pas, mais présente en outree la recette comme une de ses spécialités, ça s’appele du plagiat. de la malhônneté manifeste.

Tout ça pour réagir à ce qui est arrivé à un blogueur que vous connaissez certainement, et que j’aime beaucoup. Il a du talent, et c’est dommage que d’autres, non sans vergogne se l’approprient. Une fois aurait pu être une erreur, mais l’auteur (si on peut l’appeler comme ça) est coutumier du fait. J’ai parcouru son blog, et j’ai pu le constater. C’est assez lamentable, et surtout inutile.

Enfin, il y a suffisamment de bons blogs et de gens sérieux, que pour accorder une tribune à ces pratiques là.

Plus d’infos:

http://un-cuisinier-chez-vous.skynetblogs.be/post/6565831/humour-plagiat-et-agacerie

http://passion-cuisine.skynetblogs.be/post/6566941/un-petit-conte-pour-celle-qui-se-reconnaitra

http://lacuisineliegeoise.skynetblogs.be/post/6567232/voici-une-pub-antiplagiat-destinee-a-une-blog

http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/post/6569572/-labus-de-plagiat-nuit-gravement-a-votre-pers

1 janvier 2009 at 5:24 Laisser un commentaire


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