Archive for février, 2009

Domaine de la Charrière: Yves Girardin

Yves Girardin au chai

Yves Girardin au chai

Les Girardin c’est une famille de Santenay. Quatre enfants, tous dans le vin, dont Vincent le frère « mondialement connu » dixit Yves.  Homme de vigne bien plus que de chimie, ça se sent directement. L’expérience fait loi, c’est ainsi que les barriques 100 % neuves du départ sont peu à peu remplacées pour obtenir un parc moins important en bois neuf. C’est aussi des essais de tonneliers différents, jusqu’à trouver un bois qui convienne à ses vins. Seguin Moreau, en essai, ne convainc pas forcément. On essaie Tassin, ancien de Seguin Moreau, ayant fondé sa propre société. Et d’autres.

Et c’est plutôt instructif, alors que nous goûtons dans le chai directement sur fûts les 2008, de voir à quel point un bois peut influer sur un vin. Certains fûts semblent presque écrasés par le bois, d’autres s’en sortent relativement bien. Ce qui est sûr, c’est que 2008 recèle un potentiel acidité assez important. Evidemment, les vins doivent encore faire leur malo ( opération de dégradation de l’acide malique qui fait chuter l’acidité des vins et les rend plus souples), mais pour les rouges au moins, Yves souhaite qu’elles ne se fassent pas trop tôt, pour extraire de la couleur. (problème rencontré au millésime précédent, des vins trop peu denses en couleur selon lui).

Sur cuve, nous goûterons deux Santenay, les Maladières étant celui qui nous impressionera le plus, par sa finesse et son élégance, le Clos Rousseau étant beaucoup plus costaud. A revoir plus tard, si l’impression  se confirme. Un pommard également, assez dans la démonstration.

En bouteilles, nous goûtons:

Bourgogne blanc 2007: joli fruit, pas très long, mais franchement plus qu’honnête pour le millésime pas évident

Santenay blanc 2007: très joli vin, complexe, acidité maitrisée, belle longueur, élevage bois pas trop marqué. L’acidité du vin l’aurait il fondu?

Santenay rouge 2005 les Maladières: La preuve qu’on peut faire de très bons vins sur une appelation pêut être moins prestigieuse que d’autres en Bourgogne. Assez élégant, fruité sans être trop jus de fruit.

Maranges rouge 2007: assez puissant, mais sans rugosité. Un vin assez franc du collier. A regoûter pour se faire une idée plus précise.

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23 février 2009 at 3:08 2 commentaires

Champagne Roses de Jeanne: Cédric Bouchard

Cédric Bouchard

Cédric Bouchard

J’avais eu un coup de coeur pour ses champagnes, et d’année en année, l’impression se confirme. non seulement, les vins, tout en pureté et finesse, gagnent en maturité et en précision d’année en année, mais en plus le bonhomme est très sympathique et ouvert, un peu surpris par ce qui lui tombe sur la tête en ce moment. Quelques notes élogieuses de ci de là, et surtout au Wine Spectator,et voici Cédric porté au firmament des vignerons de Champagne qui comptent. Des cuvées confidentielles, parce que Cédric ne posséde pas de propriété immense, ou des dizaines d’hectares. Il fait du vin, presque comme une dînette. Dans un coin de cave, tout seul ou presque, très exigeant, il arrive à tirer la quintessence de ses monocépages et de ses terroirs. Quel contraste quand on arrive chez lui, tout fièr de nous présenter son parc de fûts. (quatre… pas de faute de frappe, vous avez bien lu quatre fûts…). La petitesse de la production permet néanmois une chose: contrôler du début à la fin toute la production. Evidemment le moindre accident coûte cher. Une capsule défectueuse, et c’est trois magnums qui s’envolent. Quand on sait le nombre quil y avait au départ, c’est rageant.

Tout est vinifié par cépage, et par parcelle, essentiellement du pinot noir, mais aussi un peu de chardonnay et de pinot blanc. A venir bientôt des coteaux champenois. Patience encore.

Inflorescence: ce que j’aime dans ce vin, c’est sa pureté. C’est droit, franc, avec une jolie matière, très tendu. On pourrait presque penser à un chardonnay, tellement le côté ample (et parfois un peu molasson) du pinot noir seul est ici remplacé par une nervosité fraiche, en fruit et en élégance. C’est pur, ça sait où ça va, et ça vous emmène loin. Un apéritif parfait, ou un vin de plaisir pour lui même.

Inflorescence 2001: racheté à un voisin qui a produit un vin dans le même esprit, cette cuvée represente une sorte d’activité de « négoce ». Comparée avec l’Inflo classique, celui ci est beaucoup plus ample et gras dès le départ, avec une immédiateté déroutante par rapport à la première, mais on perçoit une belle touche minérale sur la fin. Le vin devient plus pointu au fur et à mesure de l’oxygénation.

Roses de Jeanne Les Ursules: Toujours en pinot noir, Les Ursules est un vin de patient. Il ne se livre complètement que si on lui en laisse le temps. Au fur et à mesure, l’acacia et letilleul des premiers nez gagnent en complexité et en matière, pour finir par exploser en une sensation fruitée pleine de charme et de fraicheur. Un vin de gastronomie, impérativement.

Chardonnay 2004: Déroutant ce chardonnay. extremement mûr, sur les fruits jaunes, avec une matière impressionante pour un pur chardonnay, on n’imagine pas que le vin provient de vignes âgées de 6 ans à peine… Qu’est ce que ça donnera dans dix ans? Evidemment, Cédric les bichonne ses vignes, pour qu’elles ne portent pas trop lourd… Vous connaissez le boeuf Waggyu ? On n’en est pas loin 😉

A noter: Pour tous les vins , pas d’adjonction de souffre à la mise. Seulement à l’étape des vinifs.

10 février 2009 at 7:40 Laisser un commentaire

La liquoristerie Cartron

Basée à Nuits Saint georges, la liquoristerie Cartron fabrique bien évidemment des liqueurs, mais aussi des crèmes, et des eaux de vie.

En ce qui concerne les liqueurs et les crèmes: les modes d’élaboration se résument en trois points selon la nature des produits de base (suite…)

9 février 2009 at 1:19 Laisser un commentaire

Une semaine en France

Je vens de passer une semaine à faire ce que j’aime le plus… Sentir les vigns, les voir, rencontrer les vignerons, goûter leur travail. Parce que c’est bien beau d’avoir des bouteilles dans un rayon, mais derrière, il y a des gens. Des hommes, des femmes, qui rendent une certaine réalité aux choses. Discuter avec eux, prendre conscience de leurs difficultés parfois, de leur bonheur souvent, moi ça me donne juste envie d’encore plus parler de leursvins. parce qu’on sait le travail et l’implication qu’il y a derrière.

Et puis, le plaisir de voir la vigne, de sentir la terre, c’est incomparable. Les goutelettes de pluie accrochées au fil de fer , le cep noir comme ramassé sur lui même en attedant des jours plus chauds, la taille qu’on effectue en ce moment, les hommes qui les bichonnent, les grands feux de sarments que l’on voit brûler au bout des rangées bien alignées, l’odeur qui s’en dégage. Malgré le froid (et aussi la neige, un jour), le brouillard, contempler les vignes conserve un truc magique. Parce que c’est là avant tout que se fait le vin, en tout premier. Un raisin « sain » , c’est juste une superbe matière première à travailler ensuite, comme en cuisine. Prenez de très bons produits, vous n’aurez pas besoin d’artifices, de sauces compliquées, de machins chimiques…

Donc, ces jours ci, je vais vous parler un peu de ces vignerons là: deux en champagne, deux en Bourgogne, des optiques de travail différentes, mais un même gout de la précision.

8 février 2009 at 7:28 Laisser un commentaire


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