Posts filed under ‘Coup de gueule’

Du plagiat, de l’impersonnalité, et du copier coller

Quand j’ai commencé ce blog, ma principale motivation était de faire partager, d’écrire, et de donner mon avis personnel, ma vision des choses sur le vin en particulier, et la gastronomie en général. Au fil du temps, il a évolué. En fonction des rencontres, des visites que j’ai pu faire sur d’autres blogs, de mes envies. Mais l’esprit n’a pas changé, lui. J’ai toujours voulu que ce blog soit personnel.Mais, et là, je vais râler un peu, ce n’est pas grave, vous avez l’habitude, je constate que chez quelques bloggueurs, et parfois pas ceux dont les blogs sont les moins fréquentés, il existe une tendance au copier coller assez énervante. C’est déjà agacant en soi, car une info, relayée par les mêmes canaux un bon nombre de fois, perd de sa pertinence et de son efficacité en zappant son originalité.

Ce qui est encore plus énervant, c’est quand lesdites infos sont reprises sans citer les sources, ce qui revient pour l’auteur à s’attribuer tout le mérite de l’article. Ca me semble non seulement mensonger, mais aussi assez peu respectueux de l’auteur, et des lecteurs du blog en question. Je comprends bien que surtout en ce qui concerne des explications « techniques » il est à la fois plus facile et plus sûr de prendre des infos sur des sites ou des blogs sérieux. Mais il me semble que citer ses sources fait partie de toute recherche. Que c’est un gage de sérieux. et d’honnêté.

Evidemment, sur des blogs culinaires où à priori, l’on traite surtout de recettes, c’est compliqué. Compliqué car il est parfois difficile d’établir une paternité pour des recettes classiques. Que certaines sont tellement du domaine public qu’on ne saurait pas en préciser la filiation. Maintenant, il y a une marge entre réviser des classiques, et s’approprier des créations originales. Bien entendu, tout blogueur sait qu’à partir du moment où il met en ligne un billet, il ne lui appartient plus vraiment (sauf si’il l’a protégé par un creative commons par exemple). Mais retrouver à la virgule près une de ses recettes, en constatant que non seulement l’auteur ne vous cite pas, mais présente en outree la recette comme une de ses spécialités, ça s’appele du plagiat. de la malhônneté manifeste.

Tout ça pour réagir à ce qui est arrivé à un blogueur que vous connaissez certainement, et que j’aime beaucoup. Il a du talent, et c’est dommage que d’autres, non sans vergogne se l’approprient. Une fois aurait pu être une erreur, mais l’auteur (si on peut l’appeler comme ça) est coutumier du fait. J’ai parcouru son blog, et j’ai pu le constater. C’est assez lamentable, et surtout inutile.

Enfin, il y a suffisamment de bons blogs et de gens sérieux, que pour accorder une tribune à ces pratiques là.

Plus d’infos:

http://un-cuisinier-chez-vous.skynetblogs.be/post/6565831/humour-plagiat-et-agacerie

http://passion-cuisine.skynetblogs.be/post/6566941/un-petit-conte-pour-celle-qui-se-reconnaitra

http://lacuisineliegeoise.skynetblogs.be/post/6567232/voici-une-pub-antiplagiat-destinee-a-une-blog

http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/post/6569572/-labus-de-plagiat-nuit-gravement-a-votre-pers

Publicités

1 janvier 2009 at 5:24 Laisser un commentaire

Je râle

Bon, allez, je vais pas pouvoir m’en empêcher. Je sais, je devrais pas m’énerver pour ça. Mais ça m’irrite, j’y peux rien. Alors voilà.Au début, ça peut prêter à sourire, c’est quand on pousse le raisonnnement un peu plus loin que ça devient agaçant.

Un client entre au magasin. Pour acheter du vin jaune. Jusque là, tout va bien. Puis il s’aperçoit du prix du vin, me dit: « vous savez, c’est pour cuisiner, vous n’avez pas quelque chose de moins cher? »

Je lui explique en gros pourquoi le vin jaune est à ce prix là, et ensuite lui propose en alternative un blanc non ouillé, tout en lui indiquant que c’est pas tout à fait pareil quand même.

Je vois qu’il hésite encore un peu. Puis me dit: « Et si je prends un bête vin blanc, ça n’irait pas? Parce que je veux faire une poularde aux morilles et au vin jaune. Mais les morilles c’est trop onéreux, alors je mets des champignons de Paris. Et la poularde aussi, alors je prends un poulet de batterie. C’est meilleur marché. »

En gros, son plat n’aurait plus rien à voir avec la recette originale, mais c’est pourtant sous cet intitulé qu’il le présenterait à ses invités.

Et ça m’agace.

Parce que c’est nier le produit. bien sûr, certaines denrées sont des luxes, mais il vaut mieux pour moi un bon produit sain et goûteux , que de vouloir singer le luxe et rapiner sur tout. Au détriment de la qualité.
C’est toute l’histoire des champagnes bon marchés. Qui seraient parfois à abandonner au profit d’un bon crémant.

Bref.

29 décembre 2008 at 5:26 Laisser un commentaire

Il fallait s’y attendre

D’après l’hebdomadaire italien L’Espresso,environ 70 millions de litres de vin toxique pour la santé, contenant notamment des acides, ont été fabriqués et mis sur le marché italien.Les bouteilles ou packs incriminés sont des produits bas de gamme vendus de 0,70 à 2 euros le litre qui « contiennent bien peu de vin: au maximum un tiers, souvent moins », affirme l’enquête de l’hebdomadaire. « Le reste est un mélange meurtrier: une potion faite d’eau, de substances chimiques, d’engrais, de fertilisants et même d’une goutte d’acide chlorhydrique », poursuit le journal. Au cours de contrôles effectués dans une des sociétés incriminées on a retrouvé des récipients contenant de l’acide chlorhydrique, de l’acide sulfurique et 60 kg de sucre », selon la même source. « En dépit des saisies, de très nombreuses bouteilles restent encore en vente: L’Espresso en a trouvé un stock entier dans un centre commercial du nord-est du pays », affirme l’hebdomadaire. Le ministère de l’Agriculture a assuré dans un communiqué que l’enquête a permis de protéger « les consommateurs » et de faire la différence entre les producteurs honnêtes et malhonnêtes.Et là je me dis,comment est ce qu’on ne s’en est pas douté plus tôt?Des vins vendus entre 0,70 et 2 euros le litre!!!! A ce prix là,comment voulez vous avoir du vin,et qu’en plus il soit buvable?

Une bouteille de vin qui arrive dans un rayon,c’est de nombreux coûts…il faut d’abord payer le raisin(entretien et amortissement des machines,eau,électricité,produits phytosanitaires,main d’oeuvre),la vinification(là encore pressoirs,cuves,etc;main d’oeuvre,).Ensuite c’est la mise en bouteilles,(qui coûtent elles aussi),l’étiquette,le bouchon,.. il faut aussi pour bien faire que le vigneron gagne un peu sa vie,puis on ajoute les taxes diverses et on arrive à 0,70 euros du litre?(j’ai oublié aussi les coûts de transports)…c’est purement intenable pour un produit de qualité et comme certaines performances sportives impossibles sans dopage,on « booste » le vin à grands coups de produits douteux….

A ces prix là,doit on s’étonner d’avoir une migraine atroce après ingurgitation de ces produits que je n’oserai même pas appeler du vin.Là,on n’est plus dans le débat bio ,pas bio mais entre des produits « naturels » avec leurs défauts et qualités et des produits fabriqués à l’extrème.Bienvenue dans le monde merveilleux du vin Tricatel…

Mais il ne faudrait pas penser que ça n’arrive qu’ailleurs,en Belgique aussi nous avons eu droit à ce type de produits…En 1975,Geens(société belge) a été condamnée pour avoir vendu sous une étiquette frauduleuse (Valpolicella et Chianti) des bibines diverses.En 2002,la même société est suspectée d’un immense trafic de vins de Bordeaux. Y possédant plus de mille Ha de vignes,celle ci s’organise pour produire largement au dessus des quotas autorisés(en France,chaque appelation possède un seuil de production fixé par l’INAO et qu’il ne peut dépasser,si toutefois ça lui arrive,tous surplus doit partir à la distillation).Geens se gardait bien de cela et gardait tous ces vins « pissés » pour les revendre sous de fausses étiquettes de châteaux et de fausses appelations après bien sûr un petit passage par le case amélioration(adjonction de divers produits illicites:poudres,concentré de caramel,fleur d’oranger,etc) et à des prix planchers….

Alors quand vous achetez du vin ,essayez de penser un instant à son prix « juste »,qui peut garantir que le vigneron et tous les maillons de la châine soient rémunérés correctement,sans quoi il ne faudrait pas s’étonner d’avoir affaire à ce genre de « vins ».Cela ne vous garantira peut être pas une émotion viticole certaine,mais au moins vous aurez la presque certitude de ne pas acheter de l’eau du sucre et des produits chimiques en lieu et place de ce noble breuvage qu’est le vin….

29 avril 2008 at 1:28 Laisser un commentaire

C’est bio C’est bon ? 2

Suite à l’étude sur les résidus de pesticides trouvés dans les vins « normaux » et pas dans les vins bios,j’avais envie de préciser 2-3 choses.D’abord je suis pour le bio,si ça peut permettre de consommer des aliments plus sains et de conserver une meilleure santé plus longtemps.En tant que maman,c’est un argument qui me parle,je n’aimerai pas « fourguer » n’importe qui à mon petit bonhomme.

Néanmoins,je n’adhère pas au courant qui consiste à dire que c’est bon (gustativement parlant) parce que c’est bio.C’est peut être bon ET bio ce qui est légerement différent vous en conviendrez.

Il est vrai qu’un vigneron qui fait la démarche de s’inscrire dans une viticulture bio sera peut être plus attentif à la qualité de ses raisins,mais je crois aussi qu’il faut plus que respecter un cahier des charges pour être un bon vigneron.Il faut la passion,l’âme et l’amour que l’on peut mettre dans son vin et cela qu’on soit vigneron « bio »,ou non…Il faut connaitre son terroir,son histoire,le potentiel de ses cépages sur le bout des doigts et utiliser ses connaissances techniques à bon escient pour être bon.

Tout le monde n’a pas ces qualités et ce n’est pas parce qu’on est un agriculteur « propre » qu’on est un bon vigneron.

Dans un monde idéal,on ne parlerait pas de vin bio ou non,tout serait bio et point à la ligne…Mais ce monde n’est pas idéal et oui,nous pouvons tenter d’inverser le mouvement en choisissant des qualités bios mais faut il pour autant se passer d’autres vins,parce qu’ils ne sont qu’en lutte raisonnée?

Pour ma part ,quand je goûte un vin,avant de demander son profil complet,je me demande s’il est bon ou non,afin d’avoir le moins d’a priori possibles et si j’apprends qu’il est bio,tant mieux.Je privilégierais toujours un vin bio à un autre « traditionnel » s’ils sont de qualités équivalentes.

29 avril 2008 at 1:23 Laisser un commentaire

Le nouveau nouveau monde?

Observée au cours de mes dernières pérégrinations à Montpellier,lors de Vinisud,une nouvelle tendance qui se dessine dans le Languedoc:maintenant on peut trouver dans le Languedoc des vins qui pourraient être Australiens,Californiens ou chiliens.C’est surtout dans les domaines qui produisent beaucoup de volume ,mais pas que.Le Languedoc a longtemps été une région décriée,condamnée à ne produire que des vins médiocres et destinés à être exportés et coupés avec des vins étrangers.Depuis une vingtaine d’années,la qualité s’est grandement améliorée sous l’impulsion de vignerons courageux et visionnaires,qui les premiers ont décelés toutes les richesses de terroir de ces régions.Maintenant leurs noms sont devenus des références,mais à l’époque ce fût dur!Qui aurait parié sur un Olivier Jullien,par exemple?Peu de monde à l’époque et maintenant ses vins sont devenus des classiques.Aimé Guibert(Mas Daumas Gassac) a lui aussi grandement contribué à la renommée de ces vins.D’autres domaines ont suivi,se sont développés…

Ensuite,le Languedoc est devenu le nouvel Eldorado…Tout aspirant viticulteur se devait de s’y installer,surtout s’il ne venait pas directement du monde du vin en tant que vigneron d’ailleurs.Nombreuses furent les reconversions réussies ou non,…Ces néovignerons,décomplexés,n’ont pas hésité à imposer directement sur le marché des vins à la Thunevin(microcuvées de microparcelles à un maxiprix…).Beaucoup se sont cassés les dents.Il y a toujours un renouvellement de vignerons,mais ceux ci semblent désormais plus prudents.

En Languedoc,un gros travail a été effectué au niveau des appelations,pour dégrossir quelque peu les appelations un peu fourre-tout qui existait(reconnaissance des terrasses du Larzac,et des différents terroirs de corbières par ex…).C’est pourquoi je m’étonne des vins dégustés dernièrement.D’un côté,on essaie de promouvoir spécificités des terroirs et des vins,et de l’autre on trouve même en appelation des vins qui pourrait aisément passer pour des vins du nouveau monde.J’ai eu l’occasion de goûter un de ceux là à l’aveugle(à côté d’Opus One) et j’ai été déroutée.Je ne savais pas si j’avais affaire à un vin français vinifié à l’américaine ou l’inverse.C’était bien un vin français,mais avec toutes les caractéristiques typiques des américains(bois très présent et vanillé à l’extrème,un côté presque surmûri ,un vrai vin « de pute »,un vin dont on ne reprendrait pas un verre parce que définitivement too much…).Où était passé la finesse des terroirs?Certes un vin de concours,monstre de puissance qui éclipserait tous ses adversaires,mais est ce possible de boire ce vin?Pas de le goûter,de le boire.C’est la question!

Je trouve dommageable de faire de pareils vins en Languedoc,alors qu’il en existe déjà de tous pareils ailleurs.Espérons que cette tendance ne perdure pas,…

29 mars 2008 at 1:09 Laisser un commentaire

Monde du vin: tous des machos !

Vous aurez compris que je suis une femme,mais vous ne savez peut être pas que de surcroît je suis jeune(enfin relativement,j’ai 26 ans,donc un dinosaure pour les adeptes de la tektonik), blonde(je sens déjà les fameuses blagues) et que pour couronner le tout,j’ai un mari qui travaille aussi dans le monde du vin.Et bien vous ne pouvez pas savoir à quel point tout ça mélangé peut devenir problématique…Evidemment,on peut se dire, »c’est super de partager sa passion avec celui(ou celle) que l’on a choisi ».C’est vrai que l’avantage,c’est qu’on ne manque jamais de sujets de conversations,souvent animées d’ailleurs,car nos goûts sont assez différents .

Le gros problème réside dans les dégustations à l’extérieur:quand j’y vais seule,pas de souci.Mais en couple,ça se complique.Je m’explique:

Si les vignerons nous sont inconnus,en général,ça se passe comme ça:on salue monsieur mon mari et puis ah oui ,il y une dame aussi,moi.Léger salut…mais toute l’attention du vigneron ou du représentant commercial est focalisée sur l’homme.Pendant ce temps là,j’ai tout le temps de me faire les ongles(oui ils sont toujours vernis,)de lire une revue féminine(j’adoore Cosmopolitan) enfin bref de vaquer à toutes les occupations féminines traditionnelles(j’ai oublié le petit passage de loque à poussière sur le stand).

De toutes façons,les questions ne me sont pas destinées,puisque je ne suis que la femme de l’homme.Parfois et je vous jure que c’est vrai,on tend le verre à dégustation à l’Homme,sans même me demander mon avis.Et si je quémande gentiment de quoi goûter également,j’ai droit à des regards dubitatifs…A ces moments là,j’ai un peu l’impression d’être la first Lady,tout ce qu’on attend de moi c’est que je me tienne droite,sourie,tienne bien mon sac et me taise!Et ça ,ça m’horripile…D’abord parce que femme ou homme,tout le monde a le droit de donner un avis et qu’ensuite,le fait d’être jugée comme incompétente simplement parce qu’on est l’épouse de quelqu’un ça me hérisse.Mais revenons à nos moutons:il y a deux réactions possibles,soit je me tais,je souris et j’attends pour livrer mes impressions en aparté à l’Homme,en général mauvaises ou moyennes.Il vaut mieux pour moi comme pour le vigneron car quand je n’aime pas,j’ai du mal à être diplomate.Quand c’est bon,je ne peux pas m’en empêcher,il faut que je pose des questions.Et là,souvent,j’assiste à un spectacle étonnant et plutôt marrant:un vigneron décontenancé et qui ne l’avait pas vu venir ,tiens celle là,elle parle et elle pose même des questions sensées et intelligibles,on va lui accorder un peu d’attention ,on ne sait jamais…

Ce n’est pas pareil chez tout le monde heureusement,mais ce n’est pas une exception.

Sans être une féministe acharnée,il faut bien reconnaitre que certains clichés sont toujours bien vivaces.

29 mars 2008 at 1:06 Laisser un commentaire


Articles récents

Catégories