Posts filed under ‘Dégustations’

Beaujolais nouveau

Le Beaujolais Nouveau. La belle affaire. Chaque année, il revient. Et pas pour faire que des heureux. Parce que oui,faut quand même bien avouer que bon nombre de beaujolpif sont nettement imbuvables, voire carrément dangereux.Maintenant, reste à considérer ce produit marketing avant tout pour ce qu’il est: un easy drinking wine, simple et sans prétention. Facile à boire avec les copains et un peu de charcutailles, c’est la tradition contre laquelle on soupire mais à laquelle on ne peut s’empecher de souscrire chaque année.

Alors comment on fait pour pas prendre trop de risques et choisir au moins du buvable voire du bon?

D’abord, on oublie les vins à 1. 50 euros, voire 2 euros qu’on trouve en grande surface. Ne pensez pas avoir du vin qui se boive à ce prix là.

Puis on privilégie les vignerons artisans, qu’on connait et dont on apprécie les cuvées à l’ordinaire. Parce que le Beaujolais Nouveau, c’est n’est qd même qu’une démonstration technique de savoir faire, faut pas se leurrer.

Bref.

Et comme moi j’aime bien faire des trucs étranges, on va goûter ici le Beaujolais Nouveau …. 2007. Oui, j’avais gardé des bouteilles l’année dernière, d’un vigneron de Morgon, Vincent Donzel. Alors ça donne quoi?

Et bien, un nez assez franc, un peu lactique mais sans excès, des fruits noirs genre cerise, une bouche fraiche et fruitée, et encore une belle tenue pour un vin qui n’aurait pas du survivre si longtemps. Vraiment le vin typique du vin de soif. Pas de présence alcooleuse ou tannique, juste du jus en bouche.

Et pour ceux que ça interresse de connaitre le millésime 2008, on va par là

24 novembre 2008 at 5:31 Laisser un commentaire

Dégustation de Whisky: Ben riach

Hier, c’était le lancement du beaujolais nouveau, ( et soyez en sûrs, on va en reparler), mais aussi et surtout une dégustation un peu spéciale pour moi. Celle de whisky. Dire que ce n’est pas forcément ce que je préfère est léger, toutefois curieuse comme je suis, je me devaisde goûter afin de rendre mon avis honnête et en toute connaissance de cause.
Au programme, 6 Whiskys, tous issus de la Distillerie Ben Riach. Un pro de ces spiritueux était là pour nous guider, à travers les méandres des appelations, mentions, etc. Nous a parlé de la différence entre single malt ( eau , orge, et levures d’une seule distillerie) et grain whisky ( orge et bcp de mais). Ces deux whiskys assemblés forment les blends. A évoqué l’élevage , se faisant en fûts soit de bourbon, ou de sherry, ou bien d’un assemblage de ces deux vieillissements, voire encore d’une maturation supplémetaire dans un autre fûts ( le finish) quel qu’il soit ; porto, madere, sauternes, champagne …. A rappelé la notion de cask strength ( whisky sorti directement du fût sans rectification , donnant des alcools plus haut, mais paradoxalement des whiskys d’un abord plus doux à la dégustation).Ou de non chill filtered , qui ne sigifie pas  » non filtré » , mais bien non refroidi après élaboration, qui donne des whiskys moins ronds, plus brut, moins doux).

L’objet de nos attentions était écossais, de la région de Speyside. Distillé deux fois , contrairement aux bourbons ( une fois) et aux irlandais ( trois fois). Au programme, des whiskies bien différents par leur mode d’élevage , leurs arômes et aussi leur côté tourbé ou non. Deux mots pour évoquer la tourbe. En anglais, on parle de peated whisky. Au moment de l’élaboration, on prend de l’orge, que l’on mouille et l’on laisse fermenter deux trois jours. Puis vient le moment de stopper la fermentation. Alors soit on fait chauffer à l’air tres chaud, soit à feu nu de tourbe. De la fumée se dégage et parfume l’orge. Selon le temps d’imprégnation, on parle de ppm. Plus un whisky est coté en ppm, plus le goût de tourbe sera prononcé. Nous avons goûté unwhisky à 50 ppm, mais par exemple, vient de sortir sur le marché un Octomore (distillerie Bruichladdich) coté à 140 ppm.

Et si on passait au compte rendu maintenant ?
Ben Riach 12 ans Sherry: Il s’agit d’un whisky dont la plus jeune eau de vie entrant dans l’assemblage a douze ans de vieillissement. C’est un peu l’équivalent d’une cuvée en Champagne, un produit fait pour être stable tout au long de sa production et présentant les mêmes caractéristiques mises après mises.

Une belle couleur ambre, quelques reflets orangés. Un nez sur l’abricot mûr, la badiane, une pointe de miellat, du santal, une bouche ample sur l’amande amère, jugée un peu piquante par certains, de la canelle, et une sucrosité entrapercue au nez. Perso, j’ai bien aimé la rondeur et le côté facile, easy drinking.

Ben Riach 16 ans: Visuel sur la paille, jaune clair. Nez beaucoup plus sur l’herbacé, foin, poivrons, notes végétales, une touche de verveine, un léger grillé. En bouche,la tourbe est légere, bien intégrée, les notes herbacées reviennent en raccord avec le nez. Relative douceur à l’attaque. Cewhisky a plu à la majorité des dégustateurs.

Ben Riach 15 ans Madera: Fûts de 15 ans, avec un finish Madera. ( 6 mois). La robe est un peu plus marquée que le précédent, au nez se disputent le pruneau et le kirsh, les épices, girofle, quatre épices, une pointe éthérée, laisse une impression ronde et fondue, la bouche est ferme, longue, avec une légere amertume, un peu de café et de torréfaction.

Ben Riach 12 ans finish Rhum: robe très pale, or pâle, nez tres tourbé fumé, sur la térébenthine, la colle, terreux, voire poussiereux. La bouche est douce, probablement l’effet du finish. Finale très longue. Ce whisky est autant adoré qu’hai, son fort dosage en ppm, déconcerte ou charme selon les préferences de chacun.

Ben Riach 1984 23 ans Finish Port ( 52.4 %). Un seul fût, mis en bouteilles en juin 2008. Peated. Couleur plus prononcée. Nez un peu animal, fruité une certaine acidité, beurré, toasté, notes de canelle. En bouche on retrouve une forte présence de la noisette grillée, gourmande, tourbe pas trop marquée, juste en soutien, impressionnante en longueur. Quelques réminescences de vin jaune ?

Ben Riach 1976 Finish Bourbon ( 50.3 %):Couleur claire également, nez assez floral, violette, et une bouche musquée, légerement civette, avec une fraicheur incroyable. Pas de sucrosité, voilà un whisky qui sait où il va et qui y va tout droit. Elégant, pas tape à l’oeil. De loin pour moi le plus agréable et le plus  » buvable ».

Voilà voilà. J’espère vous avoir intéressé. Et pour terminer, une petite histoire:

Savez vous d’où vient l’expression  » on the rocks  » ? Et bien, au far west, le bourbon n’était pas mis en bouteilles, mais sagement consevés dans de gourdes sur le bât de son cheval avec l’animal, il prenait évidemment une certaine température. L’astuce des cowboys était donc d’y jeter des cailloux refroidis pour le tempérer quelque peu ….

20 novembre 2008 at 5:33 Laisser un commentaire

Vendredi c’est whisky

Voici la suite des explications de la semaine dernière:Vous savez maintenant comment les whiskys sont élaborés,passons à l’étape suivante,la mise en bouteille…Elle peut être officielle,faite par la distillerie elle-même,ou considérée comme mise indépendante si elle est effectuée par un embouteilleur indépendant.

Ces embouteilleurs indépendants achètent des bruts de distillats(sorties d’alambics)aux distilleries et ils s’occupent de l’élevage selon leurs désirs de produit fini.En général,ils ne sont pas liés au distilleries,sauf pour Murray Mac David(Bruichladdich).Ils sont libres de choisir les fûts(sherry,porto,madère) ,le temps d’élevage(à condition de respecter le minimum légal) .Maintenant,ils ont tendance à se diversifier en proposant des fûts à goûts particuliers(grenache,vin de paille,maury,rhum,tokay,….)

La grande spécialité des embouteilleurs indépendants est de proposer des whiskys différents de ceux des distilleries d’origine.Si vous prenez un GlenGarioch(Highlands) officiel avec un élevage sherry et la version du même par Douglas Laing qui est en fûts de bourbon,ce n’est clairement pas le même produit.

Certaines distilleries refusent de vendre aux embouteilleurs indépendants et veulent un contrôle absolu sur leurs whiskys(Glenfarclas,impossible à trouver en version non officielle,en tous cas sous le nom GlenFarclas et Talisker aussi,son nom « d’emprunt » est Tactical…)

Il est fort intéressant pour un amateur d’une certaine distillerie de confronter version officielle et indépendantes,afin de trouver ce qui lui correspond le mieux.On peut trouver quelques trésors dans ces whiskys non officiels,des whiskys de distilleries démantelées depuis plusieurs années par ex.

Une distillerie peut être mise en sommeil,c-à -d mise à l’arret avec conservation de l’alambic,entretien réguliers mais pas de production(ex récent Glen Scottia).Cela s’effectue souvent pour des distilleries qui marchent moins bien,une façon de booster la demande.

Si cette tactique ne marche pas,elle est démantelée,ç-à-d que l’alambic est démonté et fondu,ceci afin d’empêcher que l’on puisse s’en resservir.(Port Ellen)

On peut aussi trouver de la production en alternance,certaines distilleries utilisent deux noms,un une année,l’autre l’année suivante ou un peu plus tard(Lochindaal et Bruichladdich).D’autres privilégient un distillat unique par un.(Port Charlotte).

Pour terminer,quelques noms d’embouteilleurs:

Murray Mac David,Signatory,Gordon & Mac Phails,Duncan Taylor,Blackadder,Douglas Laing,Deward Rattray,Alchimist,Compass Box…

A la semaine prochaine…

29 avril 2008 at 1:31 Laisser un commentaire

Vendredi, c’est whisky

Le monde du whisky comme celui du vin n’est pas toujours aisé à cerner.Voici donc quelques petites explications:Le whisky est une eau de vie élaborée à base de céréales.Jusque là rien de bien compliqué.On en trouve en Ecosse,(scotch whisky),en Irlande(Irish whiskey),aux USA(bourbon) au canada(Rye,appelation qu’on retrouve aussi aux USA) et au Japon,qui serait apparemment son pays d’origine.Il en existe aussi en France,en Inde,en Nouvelle Zélande,En Australie,aux Pays de Galles,en Hollande…On en trouve aussi depuis peu en Belgique.

Il existe deux grandes familles de scotch:malt et grains.

Les malts sont à base d’Orge maltée(orge immergée dans l’eau pendant 2-3 jours,puis mise à germer,ensuite on stoppe la germination par un feu de tourbe,ce qui détermine une partie de ses caractères aromatiques).

Pour obtenir de l’alcool ,il faut une fermentation alcoolique ,donc du sucre.L’amidon rendu soluble par l’étape précédente va pouvoir se transformer en sucre grâce au brassage(sèché,le malt est broyé puis additionné d’eau chaude.Ensuite ont lieu la fermentation,puis la distillation,en deux fois,à l’aide d’alambics à feux nus(« pot still process »).On trouve parfois sur l’étiquette la mention « pure pot still » du nom de ces alambics.

Parmi ces whiskys,on retrouve les single malt(produits dans une seule distillerie) et les purs malt(assemblage de plusieurs distilleries de malt).

Les principales régions de production sont Highlands(Glenlivet,Glenfarclas,Balvenie)Islay(bowmore,Bruichladdich,Ardberg,Laphroaig),Campbelltown(Springbank et Glenn Scottia),Lowlands(Aucentoshan,Rosenbank)et Speyside(Ben riach), elles même divisées en sous régions.

Tous ces whiskys sont vieillis sous bois pendant minimum 3 ans et là tout est permis:fûts de sherry,champagne,maury,sauternes,etc.

Les whiskys de grains sont composés d’orge maltée et d’autres céréales non maltées cuites à la vapeur(pour faire éclater les cellules d’amidon),puis ils subissent fermentation et distillation.Celle ci est différente,(Coffey process) avec un alambic à distillation continue.

Le « blend » est un assemblage de whiskies(malt ou grains),de différentes distilleries,vieilli 3 ans minimum en fûts pour les scotch,2 ans pour les autres.

L’Irish whisky est uniquement produit en Irlande.L’orge maltée n’est pas sèchée à la tourbe,mais dans des fours.La distillation diffère aussi:elle se fait en trois fois.Quelques noms:Jameson,Connemara,Paddy,Tullamore Dew,Bushmills malt…

Le Bourbon (Jack Daniels,four roses)est élaboré à partir de mais(51 % min),le rye à partir de Seigle.

Normalement,un whisky de qualité se sert sec,mais on peut y ajouter un peu d’eau(les puristes vous diront de l’eau de source écossaise de la région de production du whisky)ou éventuellement avec des glaçons réalisés avec celle-ci

La semaine prochaine je vous parlerai des whiskys de propriétaires ou d’embouteilleurs indépendants,et des différentes distilleries,en sommeil ou non…

29 mars 2008 at 1:04 Laisser un commentaire

Encore des bulles…

Il n’y pas que le Champagne qui ait des bulles(et oui,il y a aussi le Coca…trève de mauvaises blagues…).On trouve en effet en France et ailleurs quantité de vins mousseux de qualité.Il suffit d’avoir goûté un bon crémant pour s’en convaincre.De plus,argument non négligeable,le prix en est au moins divisé par deux!Qu’est ce qu’on attend?Dans mes dernières bonnes surprises,un crémant de Loire,domaine de La Grange Aux Belles,ni agressif ni mou,un très bel équilibre et une fraicheur interminable.De belles bulles fines viennent compléter ce vin;on oublie trop souvent que dans vin mousseux,il y a « vin » et là c’est loin d’être le cas!

Pour les becs sucrés,un moscato d’Asti, »Pétalo »,qui vient ajouter au titillement de ses bulles une petite douceur bienvenue…Des arômes de gariguettes et de rose,une vraie gourmandise.

Et puis,en Belgique aussi on se remue!!!Ne vient on pas d’obtenir une autre appelation Contrôlée pour les « crémants.Pour l’instant,un seul sort du lot,le domaine des Agaises(réalisée avec M.Gobillard,vigeron en Champagne à Hautvillers).Pour le goûter,il vous faudra de la chance…En effet,tous les vins disponibles partent en quelques heures…Un vrai succès que leur « Ruffus ».

Un insolite pour finir en beauté…Un merveilleux effervescent,complexe,long et aromatiquement très riche,développant une palette incroyable de fruits et de fleurs,à la bulle fine et maîtrisée…Si je vous dit que c’est belge,vous me croyez?Et en plus un vin de rhubarbe?C’est pourtant vrai,et ça s’appele les vins de Roisin.A l’aveugle face à des champagnes,déroutant!!!

29 mars 2008 at 12:50 Laisser un commentaire

Viognier la suite

Transmission de pensées ou pas,juste au moment où je poste mon commentaire,voilà l’Homme qui rentre avec dans les mains une bouteille de Condrieu de chez Gangloff!Voici donc de quoi vous faire saliver:il présente une belle robe dorée(le Condrieu pas l’Homme!?),un nez très opulent de brioche,un côté grillé et toasté au premier abord.Ensuite on a une explosion de fleurs blanches(aubépines et acacias),l’Homme lui trouve un côté nèfle(?!).En tous cas,c’est gourmand en diable.En bouche,c’est suave et long,long…et encore…

Un vin puissant et qui n’a encore rien perdu de sa fougue(millésime 2004),vraiment un beau vin de plaisir…Avec ça les brioches au foie gras de Philou devraient former un accord parfait,le gras et le sucre épousant la puissance et les fruits .

Bon,c’est vrai que c’est pas donné,mais on peut bien se faire plaisir,non?Ce n’est pas un vin de tous les jours,mais Waow!!!

24 mars 2008 at 12:48 Laisser un commentaire

Viognier

L’ennui avec le viognier,ce que ce cépage peut donner le pire et le meilleur…Prenez un Condrieu,par exemple…Quand vous tombez sur un bon ,c’est une pure merveille!De l’élégance,de la pureté et ces fruits jaunes un peu miellés(pas mielleux),qui vous donnent irrémédiablement cette envie de vider votre verre,la bouteille et tiens,c’est déjà fini?Allez goûter Gangloff,c’est superbe.Villard est aussi très bon quoiqu’il me soit déjà arrivé quelques mésavantures avec ses « contours de Poncins » .J’ouvre une bouteille…superbe,fin et séducteur.Deux jours après,une autre bouteille de la même caisse…Plus rien,le nez est fermé et la bouche évanouie.Décevant!C’était il y a quelques millésimes et j’espère que le problème ne s’est plus reproduit.Quoi qu’il en soit,il s’agit d’un excellent vigneron.Du même niveau,Cuilleron avec sa cuvée »les Ayguets » en vt.Miam!!!

Mais on trouve aussi le condrieu sous d’autres latitudes avec des fortunes diverses…Dans le sud,c’est compliqué de faire bon car ce cépage délicat s’acclimate mal des fortes chaleurs…Deux solutions:soit aller chercher dans des vins de pays faits en « altitude »(par ex Limoux…Domaine Antugnac,Domaine Astruc …)soit le préférer en assemblage.

C’est en effet historique pour lui de rentrer dans les assemblages de rouge(Côte rôtie,autorisé de 10 à 20%) pour rendre ces vins plus aromatiques et moelleux.Il donne aussi de très bon résultat dans les assemblages blancs,leur apportant de la profondeur et la petite touche de mystère dont manquent souvent les vins de cépages « simples ».

En relisant,j’ai oublié de parler de Chateau -grillet,mais c’est tellement confidentiel que je me demande si c’est vraiment grave…

Quand au vin « étrangers »(ben oui,bizarrement,en Belgique la France c’est pas l’étranger!),je n’ai jamais rien goûté de transcendant,mais je ne désespère pas et je continue à investiguer…

23 mars 2008 at 12:46 Laisser un commentaire

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