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Champagne Roses de Jeanne: Cédric Bouchard

Cédric Bouchard

Cédric Bouchard

J’avais eu un coup de coeur pour ses champagnes, et d’année en année, l’impression se confirme. non seulement, les vins, tout en pureté et finesse, gagnent en maturité et en précision d’année en année, mais en plus le bonhomme est très sympathique et ouvert, un peu surpris par ce qui lui tombe sur la tête en ce moment. Quelques notes élogieuses de ci de là, et surtout au Wine Spectator,et voici Cédric porté au firmament des vignerons de Champagne qui comptent. Des cuvées confidentielles, parce que Cédric ne posséde pas de propriété immense, ou des dizaines d’hectares. Il fait du vin, presque comme une dînette. Dans un coin de cave, tout seul ou presque, très exigeant, il arrive à tirer la quintessence de ses monocépages et de ses terroirs. Quel contraste quand on arrive chez lui, tout fièr de nous présenter son parc de fûts. (quatre… pas de faute de frappe, vous avez bien lu quatre fûts…). La petitesse de la production permet néanmois une chose: contrôler du début à la fin toute la production. Evidemment le moindre accident coûte cher. Une capsule défectueuse, et c’est trois magnums qui s’envolent. Quand on sait le nombre quil y avait au départ, c’est rageant.

Tout est vinifié par cépage, et par parcelle, essentiellement du pinot noir, mais aussi un peu de chardonnay et de pinot blanc. A venir bientôt des coteaux champenois. Patience encore.

Inflorescence: ce que j’aime dans ce vin, c’est sa pureté. C’est droit, franc, avec une jolie matière, très tendu. On pourrait presque penser à un chardonnay, tellement le côté ample (et parfois un peu molasson) du pinot noir seul est ici remplacé par une nervosité fraiche, en fruit et en élégance. C’est pur, ça sait où ça va, et ça vous emmène loin. Un apéritif parfait, ou un vin de plaisir pour lui même.

Inflorescence 2001: racheté à un voisin qui a produit un vin dans le même esprit, cette cuvée represente une sorte d’activité de « négoce ». Comparée avec l’Inflo classique, celui ci est beaucoup plus ample et gras dès le départ, avec une immédiateté déroutante par rapport à la première, mais on perçoit une belle touche minérale sur la fin. Le vin devient plus pointu au fur et à mesure de l’oxygénation.

Roses de Jeanne Les Ursules: Toujours en pinot noir, Les Ursules est un vin de patient. Il ne se livre complètement que si on lui en laisse le temps. Au fur et à mesure, l’acacia et letilleul des premiers nez gagnent en complexité et en matière, pour finir par exploser en une sensation fruitée pleine de charme et de fraicheur. Un vin de gastronomie, impérativement.

Chardonnay 2004: Déroutant ce chardonnay. extremement mûr, sur les fruits jaunes, avec une matière impressionante pour un pur chardonnay, on n’imagine pas que le vin provient de vignes âgées de 6 ans à peine… Qu’est ce que ça donnera dans dix ans? Evidemment, Cédric les bichonne ses vignes, pour qu’elles ne portent pas trop lourd… Vous connaissez le boeuf Waggyu ? On n’en est pas loin 😉

A noter: Pour tous les vins , pas d’adjonction de souffre à la mise. Seulement à l’étape des vinifs.

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10 février 2009 at 7:40 Laisser un commentaire


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